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Bric-à-brac

Humour, actualités... tout ce qui n'a pas de rapport avec l'informatique. Ou peut-être que si, en fait ;)

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lundi 5 juillet 2010

Surplus cognitif et contraintes sociales

Je me balade souvent sur le site de la fondation TED, bien connue pour ses conférences. On y trouve des vidéos de présentations très inspirantes sur des sujets comme les nouvelles technologies, l'environnement, les sciences...

Cette fois-ci, je suis tombé sur une intervention récente de Clay Shirky : "How cognitive surplus will change the world", que j'aimerais vous faire partager :

 

Quels enseignements peut-on tirer de ce que dit Shirky ?

  • L'ère d'un peuple de "couch potatoes" vautrées devant la télé est sur le déclin. Grâce à Internet et aux nouvelles technologies, la motivation dispose d'un nouveau carburant, les initiatives sont permises et chacun devient capable de créer et de partager - pour le meilleur et pour le pire.
  • Les contraintes contractuelles sont souvent bien moins efficaces que les contraintes sociales. Les contraintes contractuelles peuvent paradoxalement fausser le jeu en déculpabilisant les acteurs qui les subissent au détriment du bien général de l'organisation, et ainsi déteriorer durablement la culture de celle-ci.
    "Social collaboration over contract negotiation" en quelque sorte... ça ne vous rappelle rien ? ;)

 

PS : j'ai aussi réalisé une version française de la vidéo, mais le lecteur TED avec sous-titres ayant refusé de se laisser embedder, vous pouvez la retrouver [ici].

lundi 4 janvier 2010

En 2010, sachons lâcher du lest !

Ballon

En ce début d'année, je vous propose de prendre un peu de hauteur en nous élevant au-dessus des nuages.

En Juillet dernier, l'aéronaute suisse Bertrand Piccard était invité à la conférence TedGlobal 2009. Dans la vidéo de sa présentation récemment publiée sur le site de TED, Piccard nous raconte son tour du monde en ballon avec Brian Jones et en tire une leçon que je trouve étonnamment en phase avec les valeurs agiles.

Dans cette discipline, explique le navigateur, s'opposer frontalement à un fort vent contraire en voulant garder la même direction coûte que coûte, c'est comme résister obstinément au changement dans la vie : cela peut rapidement devenir un cauchemar.
Comment y remédier ? En comprenant que l'atmosphère est faite de couches dans lesquelles le vent circule dans des directions diverses, et qu'il faut se servir de l'axe vertical pour naviguer entre ces couches, par exemple en lâchant du lest.
Pour Piccard, les pionniers, les découvreurs ne sont donc pas ceux qui font face avec le plus d'acharnement aux difficultés rencontrées, ni même nécessairement ceux qui ont les idées les plus nombreuses ou les plus brillantes. Ce sont avant tout ceux qui osent jeter par-dessus bord leurs convictions, leurs certitudes, leurs habitudes pour accéder à des courants qui les mèneront à ce qu'ils cherchent par des voies de navigation différentes.
On apprend que c'est aussi cet esprit précurseur et un peu utopiste qui a gouverné le prochain projet de Bertrand Piccard, Solar Impulse, un avion fonctionnant uniquement à l'énergie solaire et qui pourrait bientôt prendre son envol autour du monde.

Voici la vidéo :

Voilà, je vous souhaite donc vous aussi de pouvoir lâcher tout le lest nécessaire en cette nouvelle année afin de piloter votre ballon dans la direction de vos rêves :)

samedi 21 novembre 2009

Muramasa, the Demon Blade

Muramasa, the Demon Blade

Un fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'un jeu vidéo. En fait, LE jeu vidéo du moment pour moi, celui qui a débarrassé ma Wii de la grosse couche de poussière qui s'y accumulait faute de titres intéressants ces derniers temps : Muramasa, the Demon Blade.

Muramasa, c'est d'abord des graphismes sublimes, un petit joyau en 2D qui s'approche de ce qui s'est fait de mieux artistiquement parlant sur cette console. Des champs de blés dorés aux montagnes enneigées en passant par les cerisiers en fleurs et les sombres forêts de bambous, ses décors typiquements japonais nous en mettent plein la vue.

Des décors chatoyants

Ce qui est aussi intéressant avec ce jeu, c'est qu'il fait le pari que dans les vieux pots on continue à faire les meilleures soupes (aux vermicelles). Muramasa marque un retour à un genre old school, le bon vieux beat'em all par tableaux avec des cohortes d'ennemis à tuer et à la clé des boss plus hideux et retors les uns que les autres. L'un des deux héros ninjas que vous aurez choisi, Momohime ou Kisuke, part donc à l'aventure en enchainant des combats aux règles très simples (seulement 4-5 coups différents) mais aux possibilités démultipliées grâce aux caractéristiques propres des 108 (!) sabres qu'il est possible d'acquérir. Il en résulte un gameplay vitaminé, intuitif et fluide qui conserve tout de même une bonne dose de difficulté et d'exigence héritée des jeux d'antan - surtout en mode Shura, le plus ardu.

On note en plus de cela des petites touches d'originalité bienvenues qui viennent agrémenter les parties, comme les recettes de cuisine qui permettent de se "crafter" des bons petits repas pour regagner de l'énergie, ou des singes menant à des sources chaudes où délasser et régénérer son corps.

Bref, Muramasa démontre que c'est souvent en combinant des règles de base très simples à des idées originales que l'alchimie peut opérer et qu'on arrive à un résultat passionnant et unique... Si vous êtes fan d'atmosphère médiévo-nippone et de combats virevoltants, je vous conseille de courir vous le procurer si ce n'est déjà fait.

Momohime en action Kisuke contre un samourai Paysage enneigé